Sculptrice d’un monde abstrait et organique. A l’aide de colombins, Lucia Monnin fait émerger une forme creuse, un contenant. Puis du bout des doigts, avec plus ou moins de pression, elle lui imprime des courbes, des plis, des excroissances. De l’intérieur ou de l’extérieur, elle pousse, elle déforme la terre sans plan établi. Nulle quête de perfection, mais le désir de créer des aspérités, des « aspirités » qui aspireraient le regard…
Ses sculptures endossent des formes organiques, végétales, marines. La mer et la nature ne sont pas loin de son atelier… elles infusent donc en elle et se révèlent sous ces formes irrégulières aux lignes douces et ondulées dont certaines donnent l’impression d’avoir séjourné au fond de la mer, l’émaillage et le travail de surface rappelant les concrétions marines des coquillages.