Lauréate du Prix de la Jeune Création Métiers d’Art 2026, Adèle Goulet, dinandière et brodeuse, exposera du 10 au 14 septembre 2026 sur le secteur FINE CRAFT – métiers d’art du salon Maison&Objet*. Installée à Ivry-sur-Seine (94), la créatrice y présentera ses luminaires en métal et textile, issus de sa série Herbier cellulaire. Entre dinanderie, broderie et exploration des formes du vivant, son travail incarne une nouvelle génération d’artisanes qui réinventent les frontières entre art, matière et lumière.
Désignée en février 2026 lauréate du Prix de la Jeune Création Métiers d’Art (PJCMA), organisé par Ateliers d’Art de France, la créatrice exposera, à cette occasion et pour la première fois, dans un salon d’ampleur internationale : Maison&Objet.
En tant que lauréate du PJCMA, Adèle Goulet bénéficie d’un stand offert au cœur du secteur FINE CRAFT – métiers d’art, sous la verrière du Hall 5A. Cet espace met en lumière la richesse et la diversité des savoir-faire contemporains, réunissant céramistes, souffleurs de verre, créateurs de bijoux, de mobilier et de luminaires, mais aussi tourneurs sur bois ou marqueteurs de paille. Autant d’univers singuliers portés par des femmes et des hommes qui explorent la matière, en révèlent les nuances et jouent avec la lumière et les formes.


Un parcours façonné par l’apprentissage et l’expérience
Depuis l’enfance, Adèle Goulet entretient un rapport instinctif au geste et à la matière. Cette curiosité fondatrice la conduit naturellement vers une formation en arts appliqués, puis en arts plastiques, où elle développe un langage singulier, à la croisée de l’art et des métiers d’art.
C’est à l’ENSAAMA, à Paris, qu’elle découvre la dinanderie, technique de martelage à froid des feuilles de métal. Diplômée d’un DNMADE métal, elle perfectionne son savoir-faire auprès d’ateliers d’excellence, notamment chez le dinandier Élie Hirsch, participant à des commandes pour de grandes maisons comme Loewe, Dior ou Schiaparelli. Elle poursuit ensuite sa formation à l’ENSAD de Limoges, où elle renoue avec l’écriture et le « faire », dimension essentielle de sa pratique.
Son parcours se nourrit également de voyages. Au Chili et en Bolivie, elle apprend la sculpture de la corne auprès d’un maître artisan et s’initie à la forge. Ces expériences renforcent son rapport physique à la matière et sa compréhension des gestes traditionnels.
Aujourd’hui installée à Ivry-sur-Seine, Adèle Goulet conçoit et fabrique ses propres luminaires d’art, tout en répondant à des commandes d’artistes, designers, architectes ou collectionneurs.

Fusion des matières et mythologies personnelles
Au cœur de sa pratique, la transformation des matériaux devient un véritable langage. « La mise en forme des matériaux tient une place centrale dans ma pratique. J’aime fusionner les techniques et les matières ; le textile se conjugue au métal. Par la broderie et l’enluminure sur métal, une poésie visuelle se dessine. Les objets que je crée sont les témoins d’un récit ou d’une mythologie personnelle, » explique-t-elle.
Dinandière et brodeuse, elle associe ferronnerie, dinanderie et textile dans des pièces où la rigueur du métal dialogue avec la douceur du fil. Inspirée par les tissus cellulaires du vivant, Adèle Goulet crée des luminaires aux structures ajourées évoquant des membranes organiques. Chaque pièce est réalisée grâce à une technique qu’elle a elle-même développée : des tiges de cuivre brasées au laiton, puis martelées pour leur donner une rondeur naturelle, avant d’être enrichies de textile brodé.
Ces œuvres composent un ensemble délicat, projetant des jeux d’ombres subtils et invitant à la contemplation, comme un herbier imaginaire observé au microscope.

Une reconnaissance décisive
La sélection d’Adèle Goulet comme lauréate du Prix de la Jeune Création Métiers d’Art marque une étape importante dans son parcours. Cette distinction vient consacrer son engagement et son entrée affirmée dans le monde des métiers d’art. « C’est un honneur pour moi de recevoir ce prix. Faire partie des trois lauréates de cette édition 2026 est un encouragement qui me pousse à continuer et à croire en mes rêves », confie-t-elle.
Au-delà de la récompense, cette reconnaissance agit comme un véritable levier. La créatrice voit son travail gagner en légitimité et en visibilité. Une dynamique qui renforce sa volonté de poursuivre le développement de son activité et d’inscrire durablement sa pratique dans le paysage des métiers d’art.
Sa participation à un salon d’envergure s’inscrit dans cette continuité. Exposer dans un tel contexte lui permet de présenter ses pièces les plus abouties, mais aussi de « sortir de l’atelier pour rencontrer galeristes, collectionneurs et professionnels ». Une étape décisive pour partager sa démarche, affirmer son identité et ouvrir de nouvelles perspectives.
Exposer à Maison&Objet, une étape fondamentale
Du 10 au 14 septembre 2026, en plein cœur du secteur FINE CRAFT – métiers d’art, Adèle Goulet dévoilera sa collection Herbier cellulaire, enrichie de nouvelles pièces, tout en esquissant une première incursion dans le champ du mobilier.
Elle aborde ce rendez-vous avec autant d’ambition que de lucidité, consciente de ce qu’il peut représenter pour la suite de son parcours. « J’espère que cet événement sera porteur de nouveaux projets, de commandes, de contacts professionnels afin de lancer mon entreprise au mieux et de me faire connaître », explique-t-elle. Plus qu’une simple opportunité d’exposition, ce moment agit comme un révélateur, confirmant son désir d’inscrire son travail dans la durée et d’en développer les prolongements.
Cette étape conforte notamment son envie d’explorer davantage le champ du mobilier d’art, dans la continuité de ses recherches actuelles. Adèle Goulet s’inscrit ainsi dans une nouvelle génération d’artisanes pour lesquelles le métal devient un langage à part entière, un support d’émotion, de récit et de lumière.
* MAISON&OBJET est un salon organisé par SAFI, filiale d'Ateliers d'Art de France et de RX France.




