Le plomb présent dans les vitraux a une durée de vie d’environ 100 ans, au-delà, il présente des fragilités liées à son oxydation : la céruse (oxyde de plomb) fait son apparition et fragilise le réseau, les profilés de plomb se sectionnent au niveau des soudures, provoquant un affaissement général et un bon nombre de contraintes et forces mécaniques impactant l’ouvrage.
Déontologiquement parlant, il est dans notre devoir de prévenir et d’anticiper les dégradations à venir. Ce devoir relève de conservation - restauration préventive. S’il faut agir en urgence, ou intervenir sur l’ouvrage qui s’est dégradé, cela relève de la conservation-restauration curative.
On essaye, dans la mesure du possible, de réaliser des opérations réversibles, en tenant compte du fait qu’un confrère restaurera ces vitraux le siècle suivant.