Sandrine Coulaud, Directrice de l’Atelier du Vitrail
L'avenir du métier de vitrailliste et du secteur des métiers d'art
Dans cette capsule, Sandrine Coulaud revient sur les évolutions réglementaires liées au plomb et leurs impacts sur le métier de vitrailliste (notamment pour les femmes) et rappelle la nécessité d'intégrer la prévention sur le temps long.
Fondé à Limoges en 1907 par le maître verrier Francis Chigot — dont les vitraux illuminent notamment la gare de Limoges-Bénédictins, classée parmi les plus belles d'Europe —, l'Atelier du Vitrail perpétue depuis plus d'un siècle un savoir-faire d'exception, porté par de grands cartonniers tels que Pierre Parot, Léon Jouhaud, Suzanne Flandrin, Th.-G. Hanssen et Dominique Fonteneau. En plus de 120 ans d'histoire, seuls quatre dirigeants se sont succédé pour transmettre et faire vivre cet héritage : de Francis Chigot à Sandrine Coulaud, aujourd'hui à la tête de l'atelier en charge de poursuivre cette transmission.
Depuis 1960, l'atelier est organisé en société coopérative et participative (SCOP), réunissant aujourd'hui 9 salariés qualifiés, spécialisés dans la restauration de vitraux anciens et la création contemporaine, travaillant principalement le verre à froid. Labellisé Entreprise du patrimoine vivant (EPV) et membre du GMH (Groupement des Monuments Historiques), il intervient essentiellement sur les monuments historiques. De la Nouvelle-Aquitaine à la France entière, son rayonnement s'étend jusqu'à l'international.
Après une première carrière en tant que juriste et DRH en entreprise, Sandrine Coulaud a repris ses études au lycée Mas Jambost (Limoges) puis avec un stage à l’Atelier du Vitrail et l’obtention en 2023 du Brevet des métiers d’art (BMA). Aujourd’hui Verrier-Décorateur et Directrice de l’Atelier du Vitrail, elle est très investie dans la prévention des risques et l’amélioration des conditions de travail de son équipe.
Ressources utiles :
→ En savoir plus sur les actions d’Ateliers d’Art de France relatives à la réglementation plomb.
Johan Boittiaux, Chercheur au LabSIC
L’innovation dans les métiers d’art
D’après l’analyse de Johan Boittiaux, la recherche-développement permet d'innover à la fois dans la recherche de nouveaux matériaux, la création d'outils pédagogiques, la mémorisation du geste (captation).
Johan Boittiaux est maître de conférences et chercheur au laboratoire des sciences de l'information et de la communication (LabSIC) de l'Université Sorbonne Paris Nord (USPN). Ses travaux en cours s'intéressent particulièrement aux rapports entre environnement de travail et activité artisanale.
Ressources utiles :
→ En savoir plus sur le Cerfav.




